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La réalité virtuelle pour l’opéra ?
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La réalité virtuelle pour l’opéra ?

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Quand les légendes de l’opéra composaient leurs œuvres, il est peu probable qu’elles aient envisagé un moment où des ensembles complexes faits par la main de l’homme seraient remplacés par la réalité virtuelle. Mais c’est exactement ce que va faire l’Opéra national du Pays de Galles cet été.

L’installation pop-up « Magic Butterfly » propose deux courtes expériences basées sur des chansons de Madame Butterfly et de la Flûte enchantée. Le spectateur est capable de diriger et d’orchestrer les personnages, en s’imprégnant de la musique et de l’environnement.

Ceci est juste un avant-goût du potentiel que la VR a pour les productions scéniques. Ces jours-ci, le théâtre est moins sur des ensembles construits pour imiter différents lieux sur scène, mais plus sur la représentation. Les limites sont constamment poussées au-delà des limites structurelles des planches. Et pour une discipline toujours à la recherche de nouveaux espaces, la réalité virtuelle offre un potentiel quasi illimité.

Depuis les années 1990, le théâtre expérimente la réalité virtuelle et invite le public à jouer un rôle actif dans des performances immersives et spécifiques au site. L’espace réservé de Brenda Laurel en 1993 a été l’un des premiers à utiliser la réalité virtuelle à travers des visiocasques.

Depuis lors, la réalité virtuelle a été utilisée de manière de plus en plus créative. Osmose de Char Davies en 1995 a ajouté de l’interactivité à l’installation, en expérimentant un suivi de mouvement en temps réel basé sur la respiration et l’équilibre, ainsi qu’un son 3D interactif.

Dans la production de Sharir et Gromala en 1994, un danseur entré dans l’environnement virtuel interagissait non seulement avec d’autres danseurs présents dans le cyberespace, mais aussi avec une marionnette numérique capable d’imiter les mouvements et de danser seul.

Lorsque la réalité virtuelle est utilisée de manière interactive, elle ouvre de nouveaux horizons à explorer. La relation traditionnelle entre espace-acteur-spectateur devient une relation espace-spectateur. Le public n’est plus dans un rôle passif. L’action dramatique est remplacée par une action réelle, et la façon dont elle se joue est façonnée par les spectateurs.