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De la VR pour combattre l’obésité ?
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De la VR pour combattre l’obésité ?

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La réalité virtuelle aide les chercheurs à comprendre les relations entre l’obésité, le code génétique des personnes obèses, et leur réactions quant aux inégalités génétiques qui existent entre les êtres humains. « C’est important de placer les gens dans des dispositions qui sont extrêmement proches de la vie réelle » déclare Susan Persky, une scientifique du National Human Genome Research Institute, spécialisée dans la branche recherche des attitudes dans un contexte social. « Par exemple, vous avez vraiment l’impression d’être dans le bureau d’un docteur, vous vous sentez présent dans ce système, cependant nous contrôler tous les éléments ». Persky et ses collègues ont conduit plusieurs études utilisant la réalité virtuelle pour voir comment les individus souffrant d’obésité réagissent lorsqu’on leur présente des informations quant à leur code génétique et ses influences sur leur poids dans un contexte de milieu hospitalier ou médical. Dans une étude, Susan Persky et son équipe ont trouvé que le fait de révéler à une femme obèse ses prédispositions génétiques quant à son obésité l’a aidé à accepter ce facteur et à se sentir moins coupable quant à son surpoids. Une autre recherche montre que les femmes qui se sentent stigmatisées par leurs docteurs peuvent être tentées d’éviter les traitements médicaux, au détriment de leur santé.

Des recherches médicales utilisant la réalité virtuelle tentent d’élaborer les corrélations entre obésité, culpabilité et code génétique du patient !

Ce n’est pas la première fois que la réalité virtuelle est utilisée pour soigner des traumatismes et tenter de les expliquer. Les scientifiques ont recruté, pour cette étude, 200 femmes insatisfaites de leur poids et leur ont donné un rendez-vous de 10 minutes avec un docteur en réalité virtuelle. Il y avait 4 types de présentation, avec des degrés différents de culpabilisation et d’explication génétiques quant au surpoids des patients.

De manière non surprenantes, les femmes qui ont reçu le moins de culpabilisation sont celles qui ont le plus appréciées le test clinique, spécialement lorsque le docteur a utilisé des arguments d’ordre génétiques. « Les gens se sentent moins coupable lorsque le docteur évoque des facteurs génétiques » assure Persky.